Anne Buridan

 

Il s’agit de la célèbre parabole de l’âne de Buridan qui, perdu dans le désert, mourait de faim et de soif. Il se retrouve un jour face à deux seaux, l’un d’avoine, l’autre d’eau, placés à égale distance de son museau. L’âne ne sait par lequel commencer. Hésitant affreusement, ne sachant que choisir, il se laisse dépérir.

 

Voir les aventures d’Anne Buridan :

La croisade d’Anne Buridan
La révolution sexuelle n’a pas eu lieue (Corps glorieux)
ADN
Code 68

 

Le personnage qu’interprète Judith Cahen dans ses propres films s’appelle Anne Buridan, allusion évidente à l’animal dont l’invention est prêtée à un disciple français de Guillaume d’Ockham. Au quatorzième siècle, Jean Buridan aurait, dans ses cours, imaginé un âne affamé et assoiffé qui, placé à égale distance d’un seau d’eau et d’une botte de foin, ne sait pas choisir par où commencer, au point qu’il finit par en mourir. On suppose facilement ce qui plaît à Judith Cahen dans l’histoire : la question de la distance (ne passe-t-elle pas son travail à chercher comment se situer elle-même par rapport à sa vie, par rapport à son œuvre ?) (Lire la suite du texte de Matthieu Lindon)